"Nous nous excusons profondément". "Nous nous excusons profondément pour avoir affirmé par erreur que rien ne permettait de déterminer qu`une fusion du coeur de réacteur était en cours", a déclaré Tepco lors d`une conférence de presse et dans un communiqué. Il a fallu attendre deux mois, en mai 2011, pour que l`exploitant, Tokyo Electric Power (Tepco), emploie le mot fusion, alors même que ses propres manuels de gestion de crise, s`ils avaient été correctement utilisés, lui auraient permis de porter plus vite un jugement plus exact sur la situation, a-t-il expliqué.
La compagnie savait pourtant dès les premiers jours. Pourtant, la compagnie disposait des informations qui permettaient de déterminer qu`un tel processus était en cours dans les tout premiers jours suivant le 11 mars, quand la centrale a été dévastée par le tsunami provoqué par un violent séisme de magnitude 9.0. Les installations ont été un temps submergées, l`électricité coupée, les systèmes de refroidissement du combustible nucléaire totalement arrêtés et la situation est devenue vite impossible à maîtriser. Les cœurs de trois des six réacteurs de Fukushima Daiichi ont fondu.
De la rétention de données pour éviter la panique ? A sa décharge, la compagnie peut dire que les circonstances à la centrale étaient exceptionnelles: installations sens dessus dessous, pas d`électricité, 4 réacteurs simultanément gravement touchés, deux autres également affectés quoique moins sévèrement, traumatisme lié au séisme et au tsunami et une deuxième centrale, Fukushima Daini, à une douzaine de kilomètres, également endommagée. Depuis, des milliers de travailleurs s`escriment chaque jour dans cette centrale pour en préparer le démantèlement prévu pour durer une quarantaine d`années.
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