Faillites. De 17 candidats au départ, il n`en restait que quatre à Detroit jeudi pour le onzième débat des primaires, diffusé sur la chaîne Fox News. Donald Trump a été attaqué immédiatement sur sa carrière d`homme d`affaires, le sénateur de Floride Marco Rubio s`attelant à saper sa réputation en insistant sur les faillites de certains de ses casinos, les entreprises ratées de l`empire Trump, ou le procès civil d`ex-étudiants de l`ex-"Université Trump", qui vendait des cours sur l`immobilier et l`entrepreneuriat.
"Vous n`avez jamais employé une personne de votre vie. J`ai employé des dizaines de milliers de personnes", a répondu Donald Trump, sur la défensive alors que des publicités négatives commencent à l`attaquer dans le grand Etat de Floride, qui votera le 15 mars. "C`est un procès civil mineur", a-t-il éludé. "Vous vous souvenez de la vodka Trump, ou des steaks Trump ?" a répliqué Marco Rubio, que Donald Trump appelle "petit Marco".
Les doutes de son propre camp. Modérateurs et rivaux ont souligné durant l`émission des contradictions et revirements du favori, qui peine à persuader l`ensemble des conservateurs qu`il est bien l`un des leurs. Ted Cruz, sénateur ultra-conservateur du Texas, a rappelé que Donald Trump avait envoyé dix chèques à diverses campagnes de la démocrate Hillary Clinton dans le passé. "C`était pour les affaires", a justifié Donald Trump. Plus grave, aux yeux des républicains, un doute est venu s`installer sur sa position exacte sur l`immigration clandestine. Donald Trump aurait dit au New York Times, lors d`une rencontre "off", qu`il serait flexible sur le sort des clandestins, qu`il a publiquement promis d`expulser.
Pour Mitt Romney, un "charlatan". Le débat concluait une journée mouvementée pour le parti républicain, divisé sur l`ascension irrésistible du magnat. Le candidat républicain à la présidentielle de 2012, Mitt Romney, a pris la tête de la contre-offensive, sortant de sa réserve dans un discours accablant jeudi. "Donald Trump est un charlatan, un imposteur. Ses promesses ne valent pas mieux qu`un diplôme de l`Université Trump. Il prend les Américains pour des pigeons", a-t-il déclaré dans l`Utah. Il s`est surtout attardé sur la personnalité du milliardaire, sa "malhonnêteté", sa "cupidité", sa "misogynie" et sa vulgarité. Mais des républicains doutent de l`efficacité de cette contre-offensive, improvisée et tardive.
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