Mais "en vertu des nouvelles dispositions, ces sites sont maintenant devenus des installations de détention. En conséquence, et conformément à notre politique qui s`oppose à la détention obligatoire, nous avons suspendu certaines de nos activités dans tous les centres fermés sur les îles" grecques, a-t-elle ajouté.
Le HCR a notamment décidé de suspendre le transport des migrants vers ces centres. Il va toutefois maintenir ses activités d`information et de "surveillance" pour s`assurer que les droits des réfugiés soient respectés.
Le personnel du HCR continuera par ailleurs à être présent sur le littoral et dans les ports grecs pour venir en aide aux migrants et pour les transporter, s`ils en ont besoin, vers les hôpitaux.
Le HCR se dit "préoccupé" que l`accord entre l`UE et la Turquie soit "mis en oeuvre avant que les garanties nécessaires soient en place en Grèce".
D`après l`ONU, "à l`heure actuelle, la Grèce n`a pas une capacité suffisante sur les îles" pour permettre une bonne évaluation des demandes d`asile, "ni les conditions adéquates pour accueillir les gens décemment" en attendant l`examen de leur cas.
L`accord signé vendredi à Bruxelles prévoit le renvoi systématique de tous ceux, arrivés en Grèce après le 20 mars, dont la demande d`asile aura été refusée. Et que pour chaque Syrien renvoyé en Turquie, un autre Syrien soit "réinstallé" dans l`UE, à hauteur de 72.000 places.
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