"L`administration de la chaîne considère qu`il est utile que les réfugiés et migrants aient leur journal en arabe qui aborde les questions qui les préoccupent", a fait savoir l`animateur de l`émission Walid Elias.
"Notre but ne se limite pas à diffuser des informations, mais nous voulons aussi aider les réfugiés à s`organiser. Les actualités contiennent des données pratiques: +Quelle est la situation aux frontières nord? Elles sont fermées. Où les réfugiés doivent-t-ils se diriger? Quels centres sont prêts à les accueillir?+", explique l`écrivain Papazahariou à la chaîne russe RT.
Toutefois, tous les habitants d`Athènes ne partagent pas l`enthousiasme des auteurs de l`initiative.
"Je crois que les réfugiés n`en profitent guère: la plupart d`entre eux n`ont pas d`accès à la télévision", assure un des passants.
"Ils vont croire que l`on est heureux de les accueillir et que nous comprenons toute la difficulté de leur situation", dit de son côté une jeune femme qui passe à côté.
Certains considèrent que l`émission sert de preuve de l`hospitalité des Grecs: "A mon avis, cette initiative est excellente. Depuis des temps immémoriaux, notre peuple se distingue par son hospitalité", dit un des habitants locaux.
Suite à la fermeture début mars des frontières des pays sur la route des Balkans, empruntée auparavant par les migrants à destination des pays d`Europe du nord, des milliers de migrants se sont retrouvés bloqués à Idomeni, à la frontière gréco-macédonienne.
Samedi, la Grèce a entamé l`évacuation des migrants vers des centres d`enregistrement fermés, quelque 400 personnes, principalement des familles avec des enfants ont embarqué à bord de bus spéciaux. Environ 11.600 migrants et réfugiés restent encore à Idomeni (nord), selon les dernières données parues dans la presse.
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