"Un danger pour notre société". Dans son réquisitoire, le procureur a souligné à quel point les écoutes téléphoniques traduisaient que ceux qui sont restés longtemps en Syrie se sont "déshumanisés" et sont "perdus pour notre société". Devenus "insensibles à la souffrance de leurs plus proches", ils représentent "un danger tout particulier pour notre société" en cas de retour en France, a souligné le magistrat. Dans ce dossier, trois protagonistes se sont rendus en Syrie alors qu`ils étaient encore mineurs.
Contre les deux prévenus qui comparaissent détenus, des peines de quatre et six ans de prison ont été requises. Parmi les prévenus figurent deux frères et leur père. Le cadet, parti en Syrie alors qu`il était mineur, fait partie de ceux qui sont toujours sur place. Son père, qui le suppliait de revenir, est poursuivi pour lui avoir envoyé de l`argent. Estimant néanmoins qu`il ne soutient pas la "cause terroriste" de son fils, le magistrat a requis contre lui quatre mois de prison avec sursis. Contre le fils aîné, en revanche, aux "convictions radicales, y compris djihadistes", le représentant du ministère public a requis trois ans de prison, dont un avec sursis.
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