OpenAI va proposer, en accès libre, les paramètres de pondération (open weight), c'est-à-dire les critères qui définissent comment un modèle fonctionne et l'orientent après sa mise au point.
L'«open weight» est différent de l'«open source», c'est-à-dire l'accès libre au code de programmation du modèle en lui-même. Il est plus restreint et ne permet pas de déterminer comment est construite une interface d'IA générative. Des spécialistes ont reproché à plusieurs acteurs de l'IA générative d'avoir prétendu offrir l'accès libre alors qu'ils se limitaient, en réalité, à la pondération. L'accès à la pondération peut aider les développeurs à calibrer un modèle d'OpenAI en fonction de leurs besoins spécifiques.
«Nous y pensons depuis longtemps mais d'autres priorités ont pris le dessus», a expliqué Sam Altman sur X (ex-Twitter), rappelant qu'Open AI n'avait plus publié les détails d'un modèle depuis GPT 2, lancé en 2019. ChatGPT, lancé en novembre 2022, s'appuyait sur GPT 3.5. Le modèle évoqué sera mis en ligne «dans les mois à venir», a indiqué sur X Kevin Weil, responsable produit chez OpenAI.
Dans l'immédiat, la start-up va organiser des événements à San Francisco, en Europe et en Asie pour laisser des programmeurs tester le modèle et faire part de leurs impressions et suggestions. Jusqu'ici, OpenAI faisait partie, avec Anthropic, des rares poids lourds de l'IA générative à ne rien laisser filtrer de la mécanique de leurs modèles. Meta, Google ou Mistral ont tous choisi de publier une partie de leur architecture, tout comme le chinois DeepSeek, dont le modèle R1 a bousculé le monde de l'IA générative, en janvier.
afp