En effet, sa capacité à survivre dans des eaux chaudes et avec de faibles niveaux d`oxygène, des conditions fréquentes en Australie, a permis à la carpe commune de proliférer dans des proportions incroyables. Depuis les années 1960, elle est carrément devenue un fléau. Dans certaines zones, des voies navigables sont désormais boueuses à cause du trop grand nombre de carpes. Sans compter qu’elles déracinent les plantes aquatiques et que près de 90% des poissons endémiques y ont disparu.
Le virus libéré en 2018
Dans le sud est du pays, les carpes représentent 80 à 90% de la biomasse de poissons de plusieurs cours d’eau. Pensez, une carpe femelle peut produire jusqu`à un million d`oeufs par an. Les pièges et la pêche ne permettent pas d’endiguer ce fléau. Vers la fin de 2018, l’Etat libérera donc une forme de virus de l`herpès, l`Herpesvirose type-3 de la carpe, dans un premier versant hydrographique, celui de Murray-Darling.
L`Herpesvirose type-3 de la carpe s`attaque notamment aux reins, branchies et foie du poisson. Après contamination, la mortalité intervient entre cinq et 24 jours. Elle peut atteindre 100% du bassin si la température est favorable. «Nous avons vu dans des lacs au Japon (...) que 70% de la population de carpe européenne a disparu en deux semaines» a expliqué Barnaby Joyce dont les démonstrations au sujet de la carpe en plein parlement ont fait sourire les internautes.
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