La Turquie veut "nettoyer la frontière" syrienne de l`EI

  12 Mai 2016    Lu: 586
La Turquie veut "nettoyer la frontière" syrienne de l`EI
Le président turc en a fait l`annonce, jeudi, réagissant à la multiplication des attaques de l`organisation Etat islamique contre une ville turque frontalière.
La Turquie se prépare à "nettoyer" le côté syrien de la frontière de la présence du groupe Etat islamique (EI) dont les attaques contre une ville turque frontalière se multiplient, a annoncé jeudi le président Recep Tayyip Erdogan.

Au moins 21 morts côté turc. "Nous menons les préparatifs nécessaires pour nettoyer l`autre côté de la frontière (syrienne) en raison des difficultés rencontrées à Kilis", ville frontalière turque régulièrement frappée par des salves de roquettes attribués par Ankara à l`EI, a déclaré le président turc lors d`un discours à Ankara. Depuis le début de l`année, ces tirs ont fait au moins 21 morts et des dizaines de blessés.

La Turquie "laissée seule". Après chaque salve, l`artillerie turque répond en bombardant les positions de l`EI dans le nord de la Syrie, selon l`état-major. Des renforts militaires ont été déployés ces dernières semaines dans la province de Kilis. Accusant une nouvelle fois les membres de la coalition antijihadistes menée par les Etats-Unis d`avoir "laissé seule" la Turquie, Recep Tayyip Erdogan a ajouté : "Nous n`avons pas reçu le soutien que nous désirons de la part de nos alliés, en particulier des pays qui disposent de forces armées dans la région".

"Combien de temps allons-nous attendre nos alliés pendant que nos concitoyens tombent en martyrs chaque jour dans les rues de Kilis à cause de roquettes tirées depuis l`autre côté de la frontière ?", a poursuivi le président turc.
"Laissez-moi dire que nous n`hésiterons pas à prendre seuls les mesures nécessaires ", a-t-il ajouté.

Opération de reconnaissance. L`éventualité d`une intervention terrestre turque dans le nord de la Syrie est régulièrement évoquée, mais Ankara a jusqu`ici exclu une action unilatérale. Le Premier ministre turc sur le départ, Ahmet Davutoglu, avait assuré au début du mois que la Turquie était prête à envoyer des troupes en Syrie "si nécessaire". Le week-end dernier, un journal proche du pouvoir turc, Yeni Safak, avait fait état d`une opération de reconnaissance menée par 15 à 20 membres des forces spéciales turques dans le nord de la Syrie afin de localiser des rampes de lancement de missiles de l`EI.

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