Les Européens de plus en plus eurosceptiques - ETUDE

  09 Juin 2016    Lu: 1176
Les Européens de plus en plus eurosceptiques - ETUDE
La tendance eurosceptique est confirmée dans la grande majorité des Etats membres de l`Union européenne (UE) depuis le début de la crise migratoire, selon une étude de l`institut Pew Research Center.
D`après l`enquête "Euroskepticism Beyond Brexit" [l`euroscepticisme au-delà du Brexit - sortie du Royaume-Uni de l`UE, ndlr], les Européens sondés par le centre de recherche international détiennent un avis faiblement favorable à l`UE. Ils sont 51% à avoir une opinion positive sur l`UE de manière générale, tandis que 47% se disent opposés au projet européen.

L`euroscepticisme est à son plus haut niveau en Grèce, où seulement 27% des sondés ont un avis favorable de l`Union, suivi de la France, où 38% de la population ont une attitude positive vis-à-vis de l`UE. Les Grecs et les Français dépassent curieusement les Britanniques (44%), qui voteront pourtant le 23 juin la sortie éventuelle de leur pays de l`UE.

De l`autre côté du palmarès, figure la Pologne où 72% de la population interrogée ont une opinion positive sur l`UE. La Pologne est par ailleurs le seul pays, selon l`étude, où l`euroscepticisme n`a pas connu de grandes avancées depuis 2006.

La chute du soutien à l`UE est observée dans tous les pays faisant partie de l`étude, en particulier en Espagne et en France. Moins d`un Espagnol sur deux a désormais un avis positif (47%) contre 8 sur 10 il y a seulement 10 ans; alors qu`en France, le nombre des personnes soutenant l`UE est pratiquement divisé par deux, passant de 69% à 38% en dix ans.

Les Européens sont particulièrement critiques vis-à-vis de la politique migratoire de l`UE et sa gestion de l`économie. Le soutien à la manière dont l`UE gère la crise de réfugiés n`atteint que 5% en Grèce, pays fortement touché par l`afflux migratoire, alors qu`il atteint à peine 31% aux Pays-Bas, soit son plus haut niveau. S`agissant des politiques économiques, les Grecs sont encore une fois les premiers à les rejeter à une majorité écrasante (92%), suivis des Italiens (68%).

Les résultats sont à prendre avec précaution dès lors qu`ils révèlent également un écart assez important entre les jeunes et les vieux, par rapport à leur niveau d`euroscepticisme. L`écart le plus marqué est en France où la population dans la tranche d`âge 18-34 a un avis nettement plus positif (56%) que celle âgée de 50 ans et plus (31%).

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