Des heurts ont éclaté lorsque quelque 800 policiers sont intervenus pour déloger le millier d`enseignants qui bloquaient depuis une semaine une rue de la ville à l`aide d`une centaine d`étudiants et d`autres sympathisants, dont des parents d`élèves.
Des groupes d`hommes non identifiés ont ouvert le feu lors des affrontements entre la police et des enseignants, faisant, selon le responsable de l`enquête Joaquin Carrillo, huit morts, dont sept par balles et un à cause d`une explosion, ainsi qu`une centaine de blessés. Deux autres personnes, dont un journaliste qui prenait en photo des hommes masqués se livrant à des pillages, ont été abattus dans la ville de Juchitan, dans le même Etat.
La commission nationale de la sécurité avait d`abord nié que les forces de l`ordre aient eu en leur possession des armes durant les affrontements, qualifiant de «fausses» les photos circulant dans la presse.
Mais Joaquin Carrillo a reconnu à de son côté que les policiers avaient dû utiliser leurs armes après être tombés dans une «embuscade» menée par 2 000 «radicaux», parmi lesquels certains étaient armés. Les autorités ont alors fait savoir que huit policiers ont été blessés par balles. Le chef de la police fédérale Enrique Galindo a insisté sur la nécessité pour la police de faire usage de leurs armes, tout en précisant que les enseignants n`étaient pas impliqués dans ces tirs.
Le ministre de l`Intérieur Miguel Angel Osorio Chong a indiqué que l`enquête permettrait d`établir si l`emploi d`armes par la police «était adéquat ou non». Des membres de la police devront témoigner devant le juge dans le cadre de l`enquête afin de déterminer «qui a commencé à tirer», a indiqué Enrique Galindo devant la presse.
Au lendemain du drame, plusieurs milliers d`enseignants ont défilé lundi dans le calme, à Oaxaca, dans le sud du Mexique, pour dénoncer un «massacre» et réclamer justice.
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