Mais préserver le projet européen passera par une remise en cause inévitable, ont insisté plusieurs voix au sein de l`Union, à l`image de celle du chef de l`Etat français, François Hollande, qui a appelé l`Europe à "se concentrer sur l`essentiel".
"Aujourd`hui, nous sommes déterminés à garder notre unité à 27", a lancé le président du Conseil européen, Donald Tusk, s`exprimant à Bruxelles au nom des Etats membres de l`UE. "C`est un moment historique, mais assurément pas un moment pour une réaction hystérique".
Pourtant, le choix des Britanniques, est "un coup porté à l`Europe, un coup porté au processus d`unification européenne", a reconnu, de Berlin, la chancelière allemande Angela Merkel.
Au point de sceller le début de la fin pour l`UE? A la question posée en salle de presse de la Commission, son président Jean-Claude Juncker a répondu par un "non" laconique, avant de prendre congé sous les applaudissements de son staff.
Le chef de l`exécutif européen venait de lire un communiqué commun rédigé à l`issue d`une réunion au sommet avec M. Tusk et le président du Parlement européen, Martin Schulz, pour préparer une réponse coordonnée au séisme du Brexit.
"La réaction en chaîne que les eurosceptiques célèbrent maintenant un peu partout n`aura absolument pas lieu", a assuré M. Schulz, qui a annoncé la convocation d`une session plénière extraordinaire du Parlement européen mardi.
L`extrême droite européenne n`a en effet pas tardé à exploiter le vote des Britanniques, à l`image de la chef du Front national français Marine Le Pen, du député néerlandais Geert Wilders et de l`Italien Matteo Salvini, qui ont réclamé des référendums dans leurs pays.
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