La police a déjà ouvert une enquête et entamé des recherches. Les témoins confirment les paroles de la fillette sexuellement agressée.
A l’heure actuelle, la ville de Mistelbach, située dans le nord-est de l’Autriche à environ 30 kilomètres des frontières tchèque et slovaque, possède huit centres d’accueil de réfugiés. Selon le journal autrichien Heute, la police essaye de clarifier si l’agresseur était un demandeur d’asile.
«Cette nouvelle est choquante», a déclaré le maire de Mistelbach, Alfred Pohl, après l’attaque et décidé d’interdire temporairement l’accès de la piscine municipale aux réfugiés. Sur la porte de la piscine on peut lire «L’accès est interdit aux réfugiés aujourd’hui». De plus, on a embauché deux gardiens pour qu’ils patrouillent le territoire autour de la piscine.
«La décision que j’avais prise n’est pas simple, j’en assume la responsabilité. Mais l’interdiction d’accès pour les réfugiés dans la piscine est temporaire, jusqu’à ce que la police ne trouve le coupable», a précisé Alfred Pohl.
Ces dernières années, les histoires sur l’agression sexuelle dans les piscines autrichiennes deviennent de plus en plus choquantes car les victimes sont souvent des enfants. En décembre dernier, un demandeur d’asile d’origine irakienne, Amir A., a abusé sexuellement un garçon de 10 ans dans une piscine de Vienne. Quatre mois plus tard, il a reconnu sa culpabilité auprès du tribunal en précisant qu’il s’agissait de l’«urgence sexuelle» car il n’avait pas eu de rapports sexuels pendant quatre mois.
L`Autriche est l`un des pays européens qui a accueilli, au regard de sa population, le plus grand nombre de demandeurs d`asile en 2015. En effet, pour une population totale de 8,7 millions d`habitants, 90 000 demandeurs d`asile sont arrivés en Autriche l`année dernière, soit l`équivalent de plus de 1% la population.
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