Ce dernier l`a accusé samedi d`avoir organisé le coup d`Etat militaire avorté de vendredi soir, au cours duquel au moins 265 personnes sont mortes, et a demandé aux Etats-Unis de l`extrader. "J`ignore qui sont mes partisans", a déclaré Gülen au New York Times depuis sa maison, lorsque des journalistes du quotidien lui ont demandé si certains de ses sympathisants avaient participé à la tentative de prise du pouvoir par un groupe de soldats rebelles. "Etat donné que je ne les connais pas, je ne peux pas m`exprimer sur leur quelconque implication", a-t-il expliqué. "Cela pourrait avoir été organisé par l`opposition ou des nationalistes. Je vis loin de la Turquie depuis 30 ans et je ne suis pas cela", a-t-il ajouté.
Peu après le début du putsch, Gülen avait condamné les agissements des soldats rebelles "dans les termes les plus forts". Lors de l`interview accordée au New York Times, il a jugé "possible" que le coup d`Etat ait été orchestré par M. Erdogan lui-même. "En tant que croyant, je ne peux pas accuser sans preuves (...). Certains dirigeants organisent de faux attentats-suicides pour renforcer leur pouvoir, et ces gens ont ce genre de scénarios en tête", a-t-il encore déclaré. Le secrétaire d`Etat américain John Kerry a assuré que Washington aiderait Ankara à enquêter sur le putsch déjoué et a invité le gouvernement turc à fournir des preuves contre M. Gülen.
Erdogan, de son côté, a appelé samedi les Etats-Unis à extrader le prédicateur Gülen.
"Les Etats-Unis, vous devez extrader cette personne", a lancé le chef de l`Etat devant une foule de milliers de partisans, en référence à son ennemi juré Fethullah Gülen, installé en Pennsylvanie et qui a nié toute implication dans la tentative de coup d`état.
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