Depuis, la chute des cours du pétrole, dont dépend en grande partie l`économie vénézuélienne, a encore aggravé la situation, les pénuries sont devenues courantes, de même que les violences provoquées par le rationnement.
Exceptionnellement, le gouverneur de la région de Tachira a ouvert la frontière dimanche 10 juillet, durant lequel 35.000 personnes sont allées faire des courses en Colombie, puis à nouveau ce week-end. D`après les autorités colombiennes, le nombre de Vénézuéliens franchissant la frontière s`est élevé à 44.000 pour la seule journée de samedi et le double était attendu dimanche.
"Nous sommes arrivés ici à 2h00 du matin et avons dormi dans la rue. Je suis venu pour acheter des médicaments que je ne peux pas trouver dans mon pays", raconte Erna Millan, qui a fait 12 heures de route avec l`équivalent de 30 euros en poche.
"Je suis aussi venue pour me procurer un kit de césarienne pour ma fille, qui est sur le point d`accoucher", ajoute-telle.
La ville frontalière de San Antonio a vu passer un grand nombre de Vénézuéliens, qui ont fait parfois plusieurs centaines de kilomètres, et les hôtels ont vite atteint leur capacité maximale.
"Je suis venu pour acheter ce que je ne peux pas trouver chez moi: du riz, des haricots, des lentilles, du sucre, du papier toilettes", explique Elizabeth Perez, une fonctionnaire âgée de 47 ans.
"Je suis arrivée il y a quelques jours avec d`autres personnes pour être sûre de pouvoir passer la frontière aujourd`hui. Nous ne mangeons qu`une fois par jour", poursuit-elle.
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