L`Etat a été contraint d’indemniser un islamiste
"Préjudice moral". Assigné à résidence à Toulon, ce Belgo-tunisien a passé deux mois et vingt-cinq jours en prison entre 2010 et 2011, alors que son nom avait été cité dans l’enquête sur un premier projet d’attentat au Bataclan. Un nom lieu dans cette affaire a abouti à une demande d’indemnisation, d’abord estimé à 20.000 euros pour "préjudices moral et matériel", et finalement revue à 6.000 euros pour le seul "préjudice moral", après un recours du ministère de la Justice. À cette somme s’est ajouté 2.600 euros de pénalités, l’Etat ayant tardé à payer, précise le quotidien.
Pas d`expulsion.Assigné à résidence au lendemain des attaques du 13 novembre, Farouk Ben Abbes a écopé en mars de trois mois de prison ferme pour violation de son assignation. Également placé sous contrôle judiciaire dans une ancienne affaire, l’individu n’est pas expulsable.






