Attentat en Thaïlande : la police pointe du doigt les rebelles musulmans
Les enquêteurs ont récemment perquisitionné une école islamique dans l`extrême sud, où certains des suspects ont étudié, selon la police. Le chef de la police a multiplié les précautions oratoires, se refusant à prononcer le mot "musulman", disant seulement que les suspects n`étaient "pas bouddhistes", la religion majoritaire en Thaïlande. Il a aussi précisé que ce groupe de l`extrême sud "pourrait avoir été employé" par des commanditaires extérieurs à la région.
Il a seulement précisé que ce groupe n`était pas composé de vétérans de la rébellion, fichés.
"Ce sont pratiquement tous des nouveaux visages, ce qui rend l`enquête plus difficile. Mais nous avons des preuves", a-t-il assuré.
L`enquête sur ces attentats suscite de vives critiques, notamment après les contradictions entre police et armée. La junte militaire au pouvoir depuis le coup d`Etat de 2014 a ainsi assuré qu`une quinzaine de suspects interpellés par ses soins était à l`origine des attentats, avant d`être contredits par la police.
Les 11 et 12 août, onze bombes ont explosé à travers le sud de la Thaïlande, notamment dans deux stations balnéaires très touristiques, faisant quatre morts. Parmi les blessés, dix étaient des touristes étrangers.
Aucune revendication n`a été faite pour l`heure, les autorités désignant la piste d`un "sabotage local", plutôt qu`un acte de terrorisme international.
Si la piste de l`extrême sud était confirmée, ce serait une attaque sans précédent des séparatistes musulmans, après plus d`une décennie d`affrontements locaux ayant fait des milliers de morts, dans l`indifférence de la communauté internationale.






