Le problème yéménite pointé du doigt. Le TCA prévoit notamment l`interdiction d`exporter des armes conventionnelles si l`Etat partie a des raisons de penser que celles-ci pourraient servir à commettre un génocide, des crimes contre l`humanité, des crimes de guerre ou des attaques dirigées contre des civils. En continuant à vendre des armes à l`Arabie Saoudite, qui dirige depuis mars 2015 au Yémen une coalition militaire contre la rébellion chiite, les principaux exportateurs d`armes qui ont signé le TCA se rendent coupables de "la pire des hypocrisies", a dénoncé Anna Macdonald, directrice de l`ONG Control Arms. "Chaque jour, nous voyons l`impact dévastateur de la vente d`armes et de munitions utilisées contre les civils au Yémen", a-t-elle ajouté, lors d`une conférence de presse.
Paris aurait engrangé 18 milliards de dollars de Riyad en 2015. L`Arabie saoudite fait face à des critiques répétées de la part des défenseurs des droits de l`Homme en raison du nombre élevé de civils tués dans les raids aériens au Yémen. Le TCA compte actuellement 130 Etats signataires, dont plus de 80 l`ont ratifié. La France et le Royaume-Uni l`ont fait, tandis que les Etats-Unis ont signé le traité mais ne l`ont pas ratifié, le Congrès américain l`ayant rejeté. Selon Control Arms, en 2015, la France a autorisé la vente d`armes à l`Arabie Saoudite à hauteur de 18 milliards de dollars (16 milliards d`euros). Au cours de la même période, les Etats-Unis ont approuvé la vente d`armes à Ryad pour 5,9 milliards de dollars (5,2 milliards d`euros). Pour le Royaume-Uni, ce chiffre a été de 4 milliards de dollars (3,5 milliards d`euros).
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