"Cela veut dire plus aucune charge au niveau du Smic et on monte jusqu`à 1,6 Smic pour sortir les charges. Ce mouvement-là n`est pas un choix, pas une alternative, c`est vital : on le fait ou on meurt. On le fait ou on n`a plus d`agriculture", a-t-il expliqué lors de cet important rendez-vous agricole.
L`ancien président de la République a également fustigé la "concurrence déloyale" dans l`Union européenne où "on ne peut pas continuer avec des charges entre 25 et 50 % supérieures aux Espagnols ou aux Allemands".
Il a par ailleurs annoncé que, s`il était élu, il défendrait un texte de loi prévoyant "l`abrogation de toute norme française supérieure à la moyenne des normes européennes".
"Je ne m`oppose pas aux normes, mais il n`y a aucune raison, alors qu`on a voulu l`Europe, qu`on ait des normes supérieures aux autres", a-t-il encore dit, citant en exemple l`application d`une taxe carbone commune à l`ensemble des pays de l`Union européenne.
Il a également proposé de modifier la structure fiscale des exploitations agricoles: "toute exploitation agricole aura le droit de lisser ses bénéfices et pertes sur cinq ans", a-t-il promis, expliquant que "la production agricole est aléatoire".
Concernant l`embargo russe qui touche les produits alimentaires européens, l`ancien président a également déclaré aux agriculteurs: "vous n`avez pas à payer 1 milliard d`euros les conséquences d`un conflit en Ukraine pour lequel vous n`êtes pour rien. Donc nous suspendrons les sanctions contre les Russes et les Russes suspendront les sanctions sur l`ensemble de l`agriculture européenne et française". En juin, à Saint-Pétersbourg, M. Sarkozy avait cependant appelé M. Poutine à faire le premier pas.
Sur le prix du lait, M. Sarkozy a enfin plaidé pour une "modification du droit de la concurrence" afin que les producteurs puissent "fixer un prix moyen de production" au lieu d`être "étranglés" et de ne pas avoir "voix au chapitre".
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