La fondation doit ainsi faire face à une série d`accusations embarrassantes, dont celle du Washington Post, selon laquelle le candidat à la Maison Blanche n`aurait pas versé de dons à sa propre fondation depuis 2008. En outre, parmi les irrégularités soulevées par le journal, l`achat par Donald Trump d`un portrait de lui-même pour 20 000 dollars (17 800 euros) qui étaient initialement réservés à des fins caritatives.
Le versement illégal en 2013 de 25 000 dollars (22 200 euros) de dons à un groupe de campagne lié au procureur général de Floride Pam Bondi, au moment où cette dernière envisageait de rejoindre Eric Schneiderman dans l`affaire de fraude de l`Université Trump, intéresse aussi la justice américaine.
«Après réception de ces fonds, Madame Bondi n`a pas voulu poursuivre l`enquête sur les intérêts financiers de Donald Trump. Cet enchaînement prouve que ces versements ont peut-être influencé la décision de Pam Bondi de ne pas prendre part aux poursuites contre Monsieur Trump», affirment des membres démocrates de la Commission des affaires judiciaires de la Chambre des représentants.
«Un certain nombre de lois pénales pourraient avoir été violées par une telle conduite», estiment-ils.
Dans une déclaration officielle le conseiller en communication de l`équipe de campagne de Donald Trump Jason Miller a déclaré que le procureur général Eric Schneiderman était un militant politique, qui aurait fermé les yeux sur les soupçons qui pèsent à propos de la Fondation d`Hillary Clinton. «Ceci n`est qu`un coup médiatique destiné à détourner l`attention sur la semaine désastreuse de "Crooked Hillary Clinton"» a-t-il conclu.
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