Le gouvernement de Theresa May avait annoncé fin juillet sa décision d`examiner pendant encore plusieurs mois le projet de construction de deux réacteurs de type EPR par EDF à Hinkley Point, dans le sud-ouest de l`Angleterre, un dossier au long cours extrêmement important pour le groupe énergétique français.
Cette annonce britannique était tombée au moment même où EDF venait de prendre la décision finale d`investissement dans ce chantier de 18 milliards de livres (21,2 milliards d`euros), dont le coût est supporté à un tiers par le géant étatique du nucléaire chinois CGN.
La Chine s`était ouvertement agacée de ce retard inattendu pour un projet franco-chinois censé s`inscrire dans «l`âge d`or» des relations entre Pékin et Londres, amorcé sous le précédent gouvernement britannique, conduit par David Cameron, renversé en juin lors du référendum sur la sortie du Royaume-Uni de l`Union européenne.
Pékin était entrée au tour de table des investisseurs après la sortie du projet du groupe français Areva.
Au sein même d`EDF, le projet a provoqué des remous, les organisations syndicales ayant tenté de bloquer le projet, craignant qu`il ne fragilise la situation financière du groupe, déjà confronté à d`importants défis financiers comme la rénovation en France de ses centrales nucléaires.
En mars 2016, le directeur financier d`EDF, Thomas Piquemal, avait démissionné en raison d`un désaccord sur la faisabilité du projet.
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