Mais comment a-t-il pu se passer ?
En Estonie, les élections présidentielles se déroulent à la suite d`un scrutin indirect. Au premier tour, seuls les 101 parlementaires estoniens se prononcent. Pour être élu, tout candidat doit recueillir le soutien d`au moins deux tiers des députés, soit en l`espèce 68 voix. En cas d`échec au premier tour, un deuxième tour a lieu le lendemain. Si celui-ci ne permet pas de désigner un nouveau chef de l`Etat, un troisième tour de scrutin est organisé le même jour.
Si à l`issue de ces trois tours, personne n`a été élu, un collège électoral constitué des députés et des représentants des collectivités locales, est convoqué par le président dans un délai d`un mois. Dans ce cas, pour être élu président, le candidat doit recueillir la majorité absolue des voix. Si ce quatrième tour est infructueux, un cinquième est organisé. Si malgré cela personne n`est élu, le processus recommence depuis le début.
Qui est Kersti Kaljulaid ?
La futur présidente n’est pas encore très connue en Estonie car depuis mai 2004, elle vit à l’étranger, occupant la fonction de membre de la Cour des comptes européenne au Luxembourg. Même si la personnalité du président ne doit pas être particulièrement éminente, car son pouvoir reste limité, son rôle peut se révéler important sur la scène internationale. En 2017 de surcroît, année où l’Estonie assurera la présidence tournante de l’Union européenne pendant six mois.
Tags:






