Syrie: l`EI revendique les attentats à Hama
D`après l`Observatoire syrien des droits de l`Homme (OSDH), l`un des deux attentats a été perpétré près d`une branche du parti Baas au pouvoir, proche de la place al-Assi. L`agence liée à l`EI, Amaq, a rapporté dans un communiqué que "des combattants avaient mené trois attaques suicide au moyen d`une veste explosive contre les sièges du parti (Baas) et de la police près de la place al-Assi à Hama". En août 2013, un attentat à la voiture piégée avait coûté la vie au gouverneur de la province, Anas Abdel Razzaq al-Naem. La même année, en octobre, un attentat au camion piégé a fait 43 morts dont 32 civils à l`entrée de la ville. Hama a été, à l`instar de nombreuses grandes villes syriennes, le théâtre d`énormes manifestations en 2011 contre le régime, avant d`être réprimées dans le sang. La ville a été depuis relativement épargnée par les violences, à la différence de sa province, morcelée entre régime, rebelles, et l`EI.
Le 29 août, des groupes insurgés alliés à des djihadistes, dont l`influent Jound al-Aqsa, ont lancé une offensive d`envergure dans la province, avançant rapidement sur le terrain face aux troupes loyalistes. "Le but est de s`emparer de la province en vue de connecter ce nouveau territoire à la province d`Idleb", plus au nord, a indiqué à l`AFP Rami Abdel Rahmane, directeur de l`OSDH. C`est à partir de cette province, contrôlée quasi-totalement par des rebelles et des djihadistes, que ces derniers ont envoyé des renforts vers Hama. "C`est pour cela que les avions du régime bombardent sans cesse Idleb", explique M. Abdel Rahmane.
La province de Hama se situe au sud-est de celle d`Alep, où l`armée du régime mène une large offensive pour s`emparer du secteur rebelle de la métropole. Dans les années 1980, le régime du père de Bachar al-Assad, Hafez, y avait également étouffé dans l`œuf une révolte de la confrérie des Frères musulmans, qui a fait des milliers de morts.






