Carnage au Yémen: 140 morts dans des raids, Ryad nie être impliqué
Un "massacre". Le maire de Sanaa, Abdel Qader Hilal, figure parmi les morts, a indiqué la chaîne Al-Masirah. La coalition a nié toute implication dans ces frappes, estimant dans un communiqué qu`il faudrait envisager "d`autres causes" à l`attaque, qualifiée de "massacre" par les rebelles. "Profondément troublés" par ces raids, les Etats-Unis ont annoncé l`"examen immédiat" de leur soutien à la coalition menée par Ryad. "La coopération sécuritaire des Etats-Unis avec l`Arabie saoudite n`est pas un chèque en blanc", a martelé Ned Price, porte-parole du Conseil de sécurité nationale de la Maison Blanche.
Un enterrement. "La communauté humanitaire du Yémen est choquée et scandalisée par les raids aériens d`aujourd`hui qui ont visé une salle publique où des milliers de personnes participaient à une cérémonie funéraire", a indiqué le coordinateur humanitaire pour l`ONU au Yémen, Jamie McGoldrick, en précisant que ce bilan provenait de "premières informations émanant du personnel de santé". Plus tôt, le porte-parole du ministère de la Santé, Tamim al-Chami, avait avancé sur la chaîne de télévision des rebelles un "bilan très lourd: plus de 520 blessés et plus de 100 martyrs".
Les rebelles chiites Houthis, qui se sont emparés de Sanaa il y a deux ans puis d`autres régions, sont combattus par la coalition arabe, alliée du gouvernement yéménite reconnu par la communauté internationale. La dernière attaque de ce type à Sanaa remonte au 9 août dernier, lorsqu`au moins 14 personnes avaient été tuées dans des raids de la coalition, selon des sources médicales, et ce, trois jours après l`échec de pourparlers de paix qui se tenaient au Koweït.






