La France demande à Moscou d`arrêter les bombardements en Syrie

  12 Octobre 2016    Lu: 799
La France demande à Moscou d`arrêter les bombardements en Syrie
La Russie ne doit plus soutenir le régime de Bachar al-Assad en Syrie et bombarder la population civile à Alep, a estimé mercredi Jean-Marc Ayrault, ministre français des Affaires étrangères.
Invité de la radio Europe 1, le chef de la diplomatie française est revenu sur l`imbroglio diplomatique entre son pays et la Russie suite au report sine die de la visite du président russe Vladimir Poutine en France, initialement prévue le 19 octobre prochain.

Le déplacement de Poutine aurait été "embarrassant pour lui", selon Ayrault, alors que la Russie intensifie ses bombardements à Alep, depuis le lancement d`une opération d`envergure à Alep par le régime syrien le 22 septembre.

"Vladimir Poutine a renforcé ses bombardements", a ainsi noté le ministre, une raison qui expliquerait son refus de venir en France, pour discuter de la Syrie.

"J`imagine que cela aurait été embarrassant pour lui. Nous étions favorables à discuter avec Vladimir Poutine de la situation en Syrie. Il a refusé de venir, c`est ça qu`il faut retenir. Et ça, je le regrette", a-t-il rajouté.

La France demande ainsi "aux Russes d`arrêter de soutenir le régime de Bachar Al-Assad et de bombarder ensemble la population civile d`Alep", a renchéri Ayrault, soulignant que cela serait "le préalable" à toute discussion avec Moscou.

Less bombardements russes à Alep ne visent pas les terroristes qu`ils bombardent, comme soutient Moscou, mais la population civile, a encore noté le ministre français, appelant la Russie à "s`unir" à la coalition internationale en Syrie.

La tension diplomatique entre la France et la Russie ne cesse de monter depuis que le président français François Hollande a fait part de ses doutes sur la visite de son homologue russe en France suite au veto russe samedi dernier à la résolution française sur la Syrie au Conseil de sécurité des Nations unies.

Interrogé par l`émission "Quotidien" en début de semaine sur la visite de Poutine en France, Hollande avait affirmé "Je me suis posé la question" alors qu`Ayrault avait estimé que le président russe ne pouvait pas venir en France pour discuter "des mondanités".

Côté Russie, le ton était complètement différent, jusqu`à l`annonce du report sine die de la visite par le Kremlin, avec de nombreux propos confirmant ce déplacement. "Les préparatifs de la visite à venir de Poutine à Paris se poursuivent", affirmait le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov alors que l`ambassadeur de Russie en France Alexandre Orlov avait appelé mardi matin, peu avant l`annonce du Kremlin, à la poursuite du dialogue entre les deux pays, confirmant que "Poutine veut venir à Paris".

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