L`Italie lutte contre la Russie

  19 Octobre 2016    Lu: 645
L`Italie lutte contre la Russie
L`Italie va déployer un contingent de 140 soldats à la frontière russe.
Lors du sommet de l’OTAN à Varsovie, il a été décidé que l’Italie envoie 140 soldats à la frontière avec la Russie. Or, ce n’est que maintenant que ces informations ont été rendues publiques.

Il ne s`agit point d`une blague. L`Italie déploiera son contingent à la frontière russe. Qui plus est, en 2018 ce pays assumera le commandement de la Force de réaction rapide de l`OTAN en mer Baltique.

La décision d`envoyer 140 hommes en Lettonie a été adoptée par Rome en juillet dernier, lors du sommet de l`Alliance à Varsovie. Or, cette information n`a été rendue publique que maintenant. Cette nouvelle, ainsi que le fait que les Italiens l`ont apprise de la bouche du secrétaire général de l`OTAN Jens Stoltenberg, ont provoqué une série de mécontentements.

« Cette décision a été tenue secrète pendant trois mois. Le gouvernement italien n`avait rien dit au cours des trois mois et a cédé à Jens Stoltenberg le droit de l`annoncer. (…) Différents partis de l`opposition ont raison de protester contre le gouvernement italien et, comme de coutume, ce dernier fait comme si rien ne s`était produit. L`Italie n`a-t-elle pas de fait annoncé une guerre à la Russie ? », a indiqué dans une interview à Sputnik Mirko Molteni, expert militaire et observateur à Analisi Difesa et Libero.
Et pourtant, l`Italie a à maintes reprises annoncé qu`elle cherchait à maintenir le dialogue avec Moscou. Or, sur le terrain rien de tel ne se produit, résume l`interlocuteur de l`agence. « Rome obéit aveuglement à l`OTAN et aux États-Unis. Cette nouvelle est mauvaise car elle prouve que l`Italie est un pays à souveraineté partielle », explique-t-il.

L`autre question que se pose M. Molteni concerne la raison pour laquelle le Premier ministre n`a pas soumis cette question à l`examen du Parlement. « Ou bien l`Italie reste un allié américain de seconde zone et doit obéir aux protocoles secrets signés dans les années 1950 ? » s`interroge-t-il.

« Je pense que le gouvernement russe réalise que l`Italie est en quelque sorte contrainte d`agir de cette manière. En outre, tout le monde comprend que les relations entre l`OTAN et la Russie dépendront en majeure partie de l`issue des prochaines élections aux États-Unis », a pourtant rajouté l`expert, avant de conclure que ce n`était pas un hasard si les visites des hommes politiques et des chefs d`entreprises italiens en Russie se poursuivaient.

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