«Est-ce qu’ils sont en train de me faire chanter en disant qu’ils ne nous vendront pas d’armes ?», s’est-t-il interrogé.
Et Duterte d’ajouter : «Je me rappelle de ce que m’avait dit un diplomate russe : Viens en Russie, nous avons tout ce dont tu as besoin».
Le porte-parole du Département d`État américain, John Kirby, s’est dit, pour sa part, ne pas être en mesure de se prononcer sur ce sujet.
Manille se procurera des armes chez un autre pays, si Washington lui refuse d’en vendre, a affirmé le chef de la police philippine, Ronald Dela Rosa. «Nous avons vraiment besoin d’armes à feu pour préserver notre corps de forces de sécurité», a-t-il dit.
Rodrigo Duterte fait l’objet de vives critiques aussi bien à l`intérieur du pays qu’à l`étranger, en raison notamment des méthodes, jugées musclées, qu’il utilise pour lutter contre le narcotrafic.
Plus de trois mille suspects dans des affaires de drogue ont été tués depuis son arrivée au pouvoir, le 30 juin dernier.
Les États-Unis et l`ONU ont appelé Manille à renoncer à ses méthodes et à se conformer aux règles et chartes internationales en matière des droits de l’Homme.
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