"Le libre-échange crée une vague qui soulève tous les vaisseaux, les rend plus riches. Cela crée des emplois, cela augmente l`investissement, cela améliore la productivité, cela transforme la qualité de vie et ouvre des opportunités à tous nos citoyens", a plaidé la Première ministre pour sa première visite bilatérale hors d`Europe depuis son arrivée à Downing Street en juillet.
Bien que la Grande-Bretagne ne puisse pas signer d`accord commerciaux bilatéraux tant qu`elle n`a pas quitté l`Union européenne - probablement en 2019 -, la visite de Theresa May est interprétée comme une volonté de poser d`ores et déjà les premières pierres de l`après-UE pour son pays.
"Le Royaume-Uni a plus que jamais besoin de l`Inde"
"Identifier" les points de convergence entre Londres et New Delhi "ne nécessite pas d`attendre que nous ayons quitté l`Union européenne", a-t-elle dit. Liam Fox, secrétaire d`État britannique au commerce international, un nouveau poste, est d`ailleurs du voyage et doit rencontrer son homologue indienne Nirmala Sitharaman.
Si les avantages d`un accord de libre-échange entre la Grande-Bretagne et le géant au 1,25 milliard d`habitants sont potentiellement énormes, la tâche s`annonce cependant ardue. Réputée pour sa lourde bureaucratie et la complexité de ses tarifs douaniers, l`Inde négocie déjà depuis près d`une décennie avec l`Union européenne un accord similaire, qui n`a pour l`instant pas abouti. Avec son départ programmé de l`UE, "le Royaume-Uni a plus que jamais besoin de l`Inde", relève le quotidien Hindustan Times dans son édition de lundi.
Theresa May qui, pour son voyage en Inde, est accompagnée par une trentaine de chefs d`entreprises se rendra mardi à Bangalore, capitale de la high-tech indienne.
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