La Russie, mais aussi la Chine, la Syrie, la Corée du Nord, l`Inde, l`Afrique du Sud, la Serbie et le Venezuela ont notamment voté contre ce texte. De nombreux pays d`Amérique latine ou d`Afrique se sont abstenus.
C`était la première fois qu`un tel texte était présenté devant la commission onusienne spécialisée dans l`examen des droits de l`homme. Il doit encore être soumis au vote de l`assemblée en séance plénière en décembre.
Le texte "condamne les exactions, mesures et pratiques discriminatoires exercées par les autorités d`occupation russes envers des habitants (de Crimée), dont les Tatars de Crimée".
La résolution "exhorte la Russie à prendre toutes les mesures nécessaires pour mettre un terme immédiatement" à ces exactions.
Elle demande aussi à Moscou de coopérer avec le Haut-commissariat aux droits de l`homme de l`Onu et de laisser enfin ses experts entrer en Crimée pour enquêter.
"Le principal objectif de cette résolution est de s`assurer que la Russie respecte pleinement ses obligations de puissance occupante", a déclaré le vice-ministre des Affaires étrangères ukrainien Sergiy Kyslytsya.
Il a affirmé que "chaque mot" de la résolution provenait de résolutions de l`ONU ou des 15 rapports publiés par une commission d`enquête de l`Onu sur la Crimée établie en mars 2014.
"Après l`occupation de la Crimée par la Russie, la situation des droits de l`homme s`est nettement détériorée", a-t-il souligné, évoquant des exécutions sommaires, des détentions arbitraires et l`usage de la torture.
Mais le chef du département des affaires humanitaires et des droits de l`homme au ministère russe des Affaires étrangères Anatoly Vicktorov a affirmé que la résolution "ne reflétait en rien la situation réelle" en Crimée.
Il a accusé les diplomates de l`Onu de "gaspiller leur temps à discuter de documents de propagande sans intérêt au lieu de mener un dialogue de fond sur les questions politiques liées à la promotion des droits de l`Homme".
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