Avec d`autres opposants à l`accord, dont la première version a été rejetée le 2 octobre par un référendum, Alvaro Uribe s`est longuement réuni lundi avec une délégation du gouvernement du président Juan Manuel Santos qui leur a présenté la nouvelle version de l`accord dont la révision a été conclue le 12 novembre avec les Farc à La Havane, siège des négociations de paix depuis 2012.
Les opposants ont réaffirmé que si certaines de leurs demandes n`étaient pas incluses dans le nouvel accord, présenté comme définitif et non modifiable, il ne s`agirait alors que d`"une simple retouche de l`accord rejeté par les citoyens". Parmi ces demandes figurent notamment l`interdiction de l`éligibilité politique de responsables de crimes pendant qu`ils purgent leur peine, l`élimination des crimes de trafic de drogue du cadre des délits politiques qui bénéficient d`une amnistie et la non incorporation de l`accord dans la Constitution.
"Nous sommes totalement disposés à dialoguer avec le gouvernement et avec la guérilla de ces modifications", a ajouté M. Uribe. "A cette fin, nous proposons de profiter de la présence des Farc à Bogota", où des délégués de la guérilla sont arrivés lundi pour préparer la signature de l`accord de paix. De son côté, le chef de la délégation colombienne aux négociations avec les Farc, Humberto de la Calle, a assuré que le nouvel accord inclut "de nombreuses modifications, ajustements et précisions sur pratiquement tous les thèmes". Selon la gouvernement, le nouvel accord contient des modifications sur 56 des 57 points soulevés par l`opposition.
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