"Nous travaillerons dans le cadre du gouvernement et de la majorité actuelle", a indiqué M. Gentiloni, 62 ans, désigné dimanche président du Conseil italien par le chef de l`Etat Sergio Mattarella.
M. Gentiloni, homme discret et réservé, doit encore formellement accepter cette nomination et former son équipe avant un vote de confiance qui pourrait avoir lieu dès mercredi, selon des sources politiques. Le président Mattarella a nommé ce diplomate de caractère, à l`issue de trois jours d`intenses consultations politiques.
«Renzi-bis»
Dénonçant un "Renzi-bis" d`ores et déjà illégitime, le M5S a prévenu qu`il n`avait pas l`intention de participer au vote de confiance. "Nous ne voulons même pas légitimer ce gouvernement avec notre non", a déclaré Giulia Grillo, chef du groupe M5S au Sénat.
M. Gentiloni est un fidèle de M. Renzi, démissionnaire mais nullement prêt à renoncer à la politique. Dans une longue lettre aux Italiens, le président du conseil sortant a d`ores et déjà assuré qu`il continuerait le combat, pour changer l`Italie. "On se voit bientôt, les amis", a-t-il conclu dans son message diffusé sur sa page Facebook.
Le fait que M. gentiloni puisse se saisir sans tarder des grands dossiers internationaux a aussi joué en faveur de ce diplomate de caractère, apprécié de ses homologues étrangers. L`Italie prend l`an prochain la présidence du G7, le groupe des sept pays les plus riches de la planète, et organise un sommet de ses dirigeants en mai à Taormina en Sicile. L`Italie fait également son entrée l`an prochain au Conseil de sécurité.
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