La procédure s`appuie juridiquement sur les sanctions américaines qualifiant l`EI de "groupe terroriste étranger".
Selon le procureur adjoint, Arvind Lal, il s`agit de mettre en garde les acteurs du commerce international d`antiquités sur le fait que les éventuels acquéreurs de ces objets n`ont aucun droit légal de propriété.
Les antiquités, dont également une stèle de style néo-assyrien, ont été repérées sur des photos retrouvées sur un téléphone portable et d`autres équipements électroniques appartenant à Abou Sayyaf, considéré comme l`un des principaux responsables financiers de l`EI et tué en mai 2015 lors d`une opération américaine en Syrie.
Il était notamment chargé de lever des fonds pour le groupe jihadiste avec le commerce d`antiquités, vendant ou prélevant une taxe sur la vente d`artefacts pillés dans des régions regorgeant de trésors culturels anciens. D`après le département d`Etat américain, l`EI aurait récolté des millions de dollars de cette façon.
Une importante documentation sur ce commerce d`antiquités a été récupérée par les autorités américaines lors du raid mené pour tuer Sayyaf.
Le procureur adjoint Arvind Lal a précisé jeudi que les quatre objets cités dans la procédure, sans précédent, étaient les premiers à avoir pu être clairement identifiés. Mais "il y avait beaucoup, beaucoup d`images (d`objets anciens, NDLR) dans ces appareils électroniques", a-t-il dit à l`AFP.
Il n`a pas souhaité indiquer si les Etats-Unis savaient où se trouvaient les antiquités citées, mais a assuré que si elles étaient récupérées par les autorités américaines, elles seraient restituées à leurs propriétaires légitimes.
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