Le piratage aura été selon elle le résultat de la «dent» qu`avait gardée contre elle le président russe, qui l`avait accusée d`être à l`origine des vastes manifestations de contestation anti-Poutine qui ont suivi les législatives russes de 2011. Soulignant avoir «désespérément tenté» d`alerter la presse sur ces piratages dans les derniers mois de la campagne, la démocrate a estimé que l`affaire «n`est pas qu`une attaque contre moi et ma campagne». «C`est une attaque contre notre pays», a-t-elle ajouté. «Cela touche à l`intégrité de notre pays et à la sécurité de notre nation».
Des représailles américaines
C`était la première fois que l`ex-secrétaire d`Etat commentait les récentes informations sur le vaste piratage subi par le parti démocrate à l`approche de l`élection. Mis en cause lui aussi pour n`avoir pas réagi suffisamment vigoureusement face à ces cyberattaques, le président Barack Obama a indiqué jeudi soir qu`il y aurait des représailles américaines contre Moscou, sans préciser lesquelles.
L`impact réel de ce piratage sur le scrutin reste impossible à mesurer. Au-delà de la publication d`emails compromettants qui en a résulté et de la lettre du FBI, beaucoup de démocrates ont aussi estimé que la campagne d`Hillary Clinton avait commis de nombreuses erreurs, en négligeant notamment les électeurs blancs des classes populaires.
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