"Bien que ces (voitures autonomes) soient considérées aujourd`hui comme le nec plus ultra, elles ont toujours besoin d`être supervisées par un opérateur en permanence", a-t-il relevé. M. Levandowski a souligné qu`à l`instar des voitures du constructeur américain Tesla équipées d`un système d`assistance à la conduite Autopilot, la personne se trouvant à bord des voitures autonomes d`Uber a la possibilité d`en reprendre les commandes à tout moment. Dans un courrier adressé à Uber, un responsable du DMV californien a prévenu jeudi qu`il était "illégal pour l`entreprise de faire rouler des véhicules sans chauffeur sur des routes publiques tant qu`elle n`a pas reçu le permis" adéquat.
"Si Uber ne confirme pas immédiatement qu`il cessera son expérience et qu`il demandera un permis, le DMV engagera des actions judiciaires", a écrit Brian Soublet. Ce rappel à l`ordre est intervenu au lendemain du lancement d`une nouvelle phase de test, cette fois à San Francisco après Pittsburgh (Pennsylvanie) mi-septembre. Anthony Levandowski a affirmé qu`Uber n`avait pas l`intention de demander d`autorisation auprès de l`Etat de Californie, et comptait bien continuer à prendre en charge des clients à San Francisco malgré la menace de poursuites brandie par le DMV californien. Selon lui, il s`agit d`une "importante question de principes" portant sur "l`application inégale de la réglementation dans l`Etat".
Le vice-président d`Uber a précisé que des "conversations franches" étaient en cours avec les régulateurs, avec l`espoir de les convaincre que les voitures autonomes du groupe ne sont pas différentes de celles de Tesla. "Nous avons une personne assise dans le siège du conducteur, et il y a aussi une personne juste à côté pour surveiller le système et vérifier que tout se passe bien", a-t-il relevé. "Elles sont en mesure de prendre le contrôle du véhicule à tout moment."
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