"Il n`y aura pas d`impunité", a averti vendredi René Juarez, sous-secrétaire au gouvernement. Il a précisé que "plus de 1.500 personnes ont été arrêtées".
Les hausses de 20% du tarif de l`essence et de 16,5% pour le diesel au 1er janvier, décidées par le gouvernement, ont provoqué une vague inédite de protestation à Mexico et dans d`autres villes, avec de nombreux blocages d`axes routiers et de stations-service, ainsi que des pillages et des actes de vandalisme.
La police fédérale a été déployée dans plusieurs régions. Selon René Juarez, 95% des raffineries fonctionnaient "tout à fait normalement" et la circulation a été rétablie sur la majorité des routes qui avaient été bloquées.
Le président de la Confédération des chambres de commerce, Enrique Solana, a chiffré à environ 800 les petits ou moyens commerces et 250 grands magasins qui ont subi des dégâts à travers le Mexique.
Le président mexicain Enrique Peña Nieto a expliqué dans son message de voeux à la télévision jeudi soir que la décision d`augmenter les prix des carburants était une conséquence de la montée des prix internationaux. Il s`agissait, selon lui, d`un "changement difficile" mais nécessaire pour garantir la stabilité économique du pays.
Cette hausse des prix est la première étape de l`ouverture au privé du marché des carburants et de la libéralisation des prix initialement prévue pour 2018, mais que le gouvernement mexicain a choisi de mettre en place un an plus tôt.
Tags:






