"Put*** de mur"
Si Mexico a réagi par la voix de son président, Enrique Peña Nieto, qui a fermement condamné la décision du nouveau président américain, Vicente Fox Quesada est lui aussi monté au créneau, sans s`embarrasser de précautions diplomatiques. Mercredi, sur Twitter, il a directement interpellé le porte-parole de la Maison Blanche, Sean Spicer, qui venait de préciser lors de son point presse quotidien que le Mexique "paierait le mur, d`une façon ou d`une autre".
"Sean Spicer, je l`ai dit à Donald Trump et maintenant je vous le dis: le Mexique ne paiera pas pour ce put*** de mur", a ainsi tweeté Vicente Fox Quesada, accompagnant son message du mot-clé "Fucking Wall" ("pu*** de mur").
Des tweets quotidiens
Avec ce tweet, Vicente Fox Quesada n`en est pas à son premier fait d`armes. L`ancien chef d`Etat a en effet pris l`habitude d`interpeller directement Donald Trump sur Twitter, quasi-quotidiennement.
"Trump, grandissez, comportez-vous comme un président. Arrêtez de mentir et de tricher avec le peuple américain. Vous savez que vous avez perdu le vote populaire", écrivait-il ainsi le 25 janvier.
Vicente Fox Quesada ne prend jamais de pincettes pour dire tout le mal qu`il pense du nouveau président américain, qu`il alpague souvent à l`aide de majuscules, empruntant ainsi le style de son ennemi, dont les tweets sont régulièrement en lettres capitales.
"Trump, aucun pays, aucun leader ne vous respectera, car vous ne vous prenez vous-même pas au sérieux", pouvait-on lire le 11 janvier. "TRUMP, quand comprendrez-vous que je ne paye pas pour ce put*** de mur. Soyez clairs avec les contribuables américains. Ils le paieront", s`énervait-il encore au début du mois. Son message avait d`ailleurs été retweeté près de 200.000 fois.
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