Le scandale avait éclaté l'an dernier, lorsque le Consortium international des journalistes d'investigation (ICIJ) a publié quelque 11,5 millions de documents secrets émanant du cabinet d'avocats panaméen Mossack Fonseca, les Panama Papers. Ceux-ci révélaient comment les dirigeants politiques et personnalités publiques plaçaient leurs biens dans des paradis fiscaux.
Au coeur du procès pakistanais, des appartements londoniens de luxe, détenus par la famille Sharif via des sociétés off-shore gérées par le cabinet panaméen.
Plusieurs partis d'opposition, dont le PTI de l'ancienne star du cricket Imran Khan, ont souligné l'opacité du financement de ces biens, appelant le Premier ministre à prouver qu'ils ne s'agit pas de blanchiment d'argent.
Le gouvernement assure que les fonds proviennent d'entreprises familiales basées au Pakistan et dans le Golfe. La famille Sharif a peiné à présenter des preuves qu'ils avaient été acquis avec de l'argent gagné légalement.
L'affaire fait les gros titres depuis des mois au Pakistan. Mais pour de nombreux observateurs, la Cour semble réticente à ordonner le départ de M.
Sharif. Elle a martelé qu'il ne s'agissait pas d'un procès au pénal. En outre, ont souligné des élus du PLM-N, M. Sharif lui-même n'est pas mentionné dans les Panama Papers.
Le tribunal, composé de cinq juges, pourrait ordonner une enquête plus détaillée sur les accusations de corruption visant M. Sharif, ou se contenter d'un rappel à la loi oral, voire l'innocenter complètement.
M. Sharif, un industriel élu en 2013, achève son troisième mandat mi-2018. Ses deux précédents mandats avaient été interrompus par des interventions de la puissante armée pakistanaise, qui a dirigé le pays pendant la moitié de son existence.
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