Abdel Fattah al Sissi, qui a renversé le président islamiste Mohamed Morsi en 2013 lorsqu'il était à la tête de l'armée, a rétabli l'état d'urgence après les attentats contre deux églises coptes au début du mois.
Un grand nombre de juges, comme d'opposants politiques, dénoncent les pressions et la répression dont ils font l'objet depuis 2014 à mesure que le gouvernement cherche à resserrer son emprise sur leur institution.
L'association des juges avait appelé Abdel Fattah al Sissi à ne pas ratifier les amendements votés mercredi en dénonçant leur inconstitutionnalité puisqu'ils ne respectent pas le principe de séparation des pouvoirs. Mais le chef de l'Etat n'a pas tenu compte de leur demande et a posé sa signature au bas du nouveau texte de loi, qui a été publié jeudi au journal officiel.
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