Selon l'hebdomadaire Novaïa Gazeta, les autorités de Tchétchénie, où l'homosexualité est considérée comme un tabou, ont arrêté plus de cent homosexuels et incité leurs familles à les tuer pour "laver leur honneur".
Toujours selon ce journal indépendant, au moins deux personnes ont été assassinées par leurs proches et une troisième est décédée des suites d'actes de tortures.
Des homosexuels tchétchènes ayant fui à Moscou ont affirmé avoir été battus et détenus "dans une prison non-officielle", et vivre aujourd'hui la peur au ventre d'être identifiés et traqués par leur famille.
Convoqué par le président russe Vladimir Poutine, M. Kadyrov a démenti toute exaction envers les homosexuels en Tchétchénie, qualifiant les articles de "provocateurs". Son porte-parole assure, lui, que les gays "n'existent pas" dans la république.
Dans sa résolution, le Parlement européen "condamne toutes les déclarations des autorités de Tchétchénie qui tolèrent et encouragent les violences à l'encontre des personnes LGBTI". "Les traditions régionales, culturelles et religieuses ne sauraient servir d'excuse" à des actes de "discrimination, de violence" ou de "torture" en raison de l'orientation sexuelle des personnes visées, rappelle encore le Parlement.
Les autorités russes et tchétchènes doivent dire "haut et fort qu'être lesbienne, gay, bi, trans ou intersexe, ce n'est pas contre quelque tradition religieuse que ce soit, c'est quelque chose qui a toujours existé, partout sur la planète, à toutes les époques, dans toutes les religions et cultures", a plaidé lors du débat l'élue écologiste autrichienne Ulrike Lunacek.
Tags: #Tchétchénie






