Sa mort a déclenché une vague de condamnations de gouvernements étrangers mais également - chose rare - de médias mexicains dans une lettre adressée aux autorités pour demander justice.
A Mexico, plusieurs débats sont organisés ainsi qu'une manifestation dans le centre historique. Un groupe de journalistes américains a par ailleurs lancé un mouvement demandant aux médias de publier jeudi des articles sur Valdez et d'y associer le hashtag "#nuestravozesnuestrafuerza" (Notre voix est notre force).
D'autres manifestations sont prévues dans d'autres villes du pays. A Merida, dans l'Etat de Yucatan (est), les élèves d'une école d'art ont peint une fresque murale en hommage à Javier Valdez. Le journaliste y est représenté assis dans une barque constitué de papier journal, ramant péniblement à l'aide d'un énorme stylo sur des vagues de sang.
Cette vague d'indignation a obligé le président Enrique Peña Nieto à s'exprimer pour la première fois publiquement sur la mort d'un journaliste au Mexique.
Le chef d'Etat s'est engagé à renforcer et étendre les mécanismes de protection des reporters, ainsi qu'à combattre l'impunité dans un pays où plus de 90% de ces types de crimes restent impunis.
Selon RSF, le Mexique est le troisième pays le plus dangereux au monde pour exercer l'activité de journaliste après la Syrie et l'Afghanistan.
Tags: #Mexique






