Se retirer du paysage politique? «Non!» tranche le socialiste. «Je ne l'ai d'ailleurs pas dit, à aucun moment. Même quand j'ai décidé, pour les raisons que j'avais indiquées, de ne pas me représenter», se plaît-il à rappeler, comme si la question de l'éventualité d'un retrait l'étonnait. «Ce n'est pas de la passion», insiste-t-il, inquiet que certains puissent imaginer qu'on «ne puisse pas (se) détacher» de la politique, «comme s'il y avait une addiction». «La politique c'est la vie de nos compatriotes, c'est la vie aussi du monde. Je suis passionnément français donc je continuerai à m'exprimer», poursuit Hollande.
Des confidences dans un livre à paraître
Trente-huit ans après son adhésion au PS, l'ancien premier secrétaire de la rue de Solférino reconnaît encore être dans «une forme de retrait». C'est dû «au fait que j'étais président il y a encore trois mois», déroule Hollande qui jure qu'il «ne veut pas compliquer la tâche de (son) successeur». «Donc je me suis astreint à une réserve, à une retenue que chacun peut comprendre». Du présent, Hollande vient d'utiliser le passé. Car les premiers pics à l'endroit d'Emmanuel Macron, surgissent: «Évitons de prendre des décisions qui viendraient contrarier cette tendance» d'embellie économique. Dans son viseur: la réforme du code du Travail, dont les ordonnances seront présentées à la fin du mois.
Soudain, Hollande passe au futur: «Je ne m'empêcherai pas, à partir d'un certain moment, de dire ce que j'ai à dire sous des formes diverses et sans jamais vouloir contrarier ou empêcher notre pays de se redresser». D'autres confidences sont attendues dans le livre d'une journaliste à paraître dans quelques jours. Un déplacement à Lisbonne, au Web Summit - «Le Davos des geeks» -, est également déjà prévu, en novembre, pour y tenir une conférence.
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