Cette position rejoint celle que Barack Obama a exprimée lors d`un discours annuel à la Maison blanche, qui se tenait en même temps que l`adoption de la résolution du Conseil de Sécurité. Si celui-ci a reconnu qu`il n`y aurait pas de paix en Syrie sans un «gouvernement légitime», il a toutefois estimé : «je pense qu`Assad va devoir partir pour que le pays mette un terme aux effusions de sang ou pour que toutes les parties prenantes puissent aller de l`avant».
Récemment, pourtant, le Secrétaire d`Etat américain John Kerry, s`était montré plus conciliant sur la question du processus de transitions politique en Syrie, précisant notamment lors d`une rencontre avec Vladimir Poutine que les Etats-Unis ne recherchaient pas un changement de régime. Kerry a salué l`accord de l`ONU comme un «degré d’unité sans précédent» des grandes puissances.
Quand au chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, il a lui estimé que le Conseil de Sécurité des Nations Unies, par son vote, avait confirmé le fait que la souveraineté de la Syrie devait être respectée.
Votée à l`unanimité ce vendredi 18 décembre, la résolution entend favoriser un processus de paix en Syrie via, notamment, l`instauration d`un cessez-le-feu, ou encore l`organisation d`élections dans les 18 mois à venir. Toutefois, le texte ne fait pas mention du rôle que jouera le président Bachar el-Assad dans l`avenir politique de la Syrie, point qui est au centre de désaccords entre les positions russes et américaines.
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