La Commission européenne a annoncé jeudi qu’elle allait adresser d’ici juillet aux 28 Etats membres de l’UE un code de bonne conduite pour lutter contre la désinformation.
Après le scandale Cambridge Analytica impliquant Facebook , des craintes sont apparues sur des tentatives de manipulation et de diffusion de “fake news” qui pourraient influer sur les élections européennes de 2019.
“Les plates-formes (en ligne) ont jusqu’ici été incapables de répondre proportionnellement (à la menace)”, écrit la Commission qui les appelle donc “à redoubler d’efforts pour lutter contre la désinformation en ligne”.
“Nous attendons des résultats visibles et mesurables en octobre. Ensuite, nous nous réservons le droit de décider en décembre d’éventuelles mesures supplémentaires”, a déclaré lors d’une conférence de presse à Bruxelles la commissaire européenne à l’Economie numérique, Mariya Gabriel.
Le CCIA (Computer and Communications Industry Association) a mis en garde la Commission contre toute précipitation, jugeant trop court ce délai fixé à octobre.
La Commission propose par ailleurs la création d’un réseau indépendant de “vérificateurs” d’informations.
Pour Julian King, commissaire européen à la sécurité, ces mesures n’ont rien à voir avec une quelconque volonté de censure. “Il ne s’agit pas de s’en prendre au journalisme engagé, à la liberté d’expression, à la liberté de dire son désaccord, ni à la liberté, parfois, d’être un peu désagréable”, a-t-il assuré.






