Alors que la Première ministre britannique Theresa May tente toujours de convaincre les députés d'accepter l'accord de divorce qu'elle a conclu avec l'Union européenne, la menace d'une sortie brutale de l'UE --un "no deal"-- devient plus insistante.
S'il se concrétisait, ce scénario s'accompagnerait de contrôles douaniers risquant de créer des embouteillages.
En tout, 89 camions ont pris part à l'exercice lundi matin, selon une porte-parole du ministère britannique des Transports.
Ils se sont rassemblés sur le site de l'ancien aéroport de Manston, qui pourrait être utilisé pour éviter les embouteillages à proximité de Douvres, selon le gouvernement.
Ils ont ensuite roulé en convoi jusqu'au port de Douvres, distant de 20 miles (32 kilomètres), le long d'une route à deux voies bien moins utilisée par les poids lourds que l'autoroute principale jusqu'à Londres (A20).
Ils ont ensuite fait demi-tour jusqu'à leur point de départ pour un second exercice similaire.
Le ministère a indiqué dans un courrier aux compagnies de transport routier que l'objectif était de s'assurer qu'"il y a un plan efficace en place en cas de perturbation après le départ du Royaume-Uni de l'UE".
Le recours à l'ancien aéroport est "une des mesures de gestion du trafic" visant à "soulager la congestion" routière, a-t-il précisé.
La porte-parole du ministère a indiqué que le gouvernement continuait à "travailler dur pour mettre en oeuvre un accord avec l'UE".
"Il est toutefois de la responsabilité d'un gouvernement responsable de se préparer à toutes les éventualités, y compris une absence d'accord", a-t-elle ajouté.
Quelque 10.000 poids lourds passent par Douvres chaque jour et remplir les formalités nécessaires à leur arrivée leur prend seulement deux minutes.
Deux minutes supplémentaires créeraient des bouchons de plus de 17 miles (27 kilomètres) à Douvres, et un chaos similaire de l'autre côté de la Manche en France (Calais et Dunkerque), a prévenu le port de Douvres sur son site internet.
Charlie Elphicke, député conservateur de Douvres, a critiqué sur Twitter le plan gouvernemental, l'estimant "trop complexe" et susceptible de causer "une confusion énorme" pour les chauffeurs.
challenge.fr
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