Largement méconnue, la réforme adoptée en 1990 prévoit la simplification de l`orthographe de certains mots et allège l`usage des traits d`union et des accents circonflexes. Sa généralisation prochaine dans les manuels scolaires du primaire suscite une vive polémique, notamment dans les médias et les réseaux sociaux, rapporte l`AFP.
"La position de l`Académie n`a jamais varié sur ce point: une opposition à toute réforme de l`orthographe mais un accord conditionnel sur un nombre réduit de simplifications qui ne soient pas imposées par voie autoritaire et qui soient soumises à l`épreuve du temps", souligne Mme Carrère d`Encausse qui rappelle que la langue "est une part essentielle de notre identité".
L`historienne précise qu`en ce qui concerne la réforme de 1990, l`Académie s`était prononcée sur des "principes généraux — un nombre limité de rectifications d`incohérences ou d`anomalies graphiques — mais non sur le projet lui-même dont le texte était en cours d`élaboration".
L`Académie a par la suite "marqué son désaccord" avec le texte, a-t-elle dit.
"En 2016, nous sommes devant une situation radicalement différente" avec un système éducatif qui "s`est écroulé" au point "qu`un élève sur cinq quitte l`école sans savoir lire" ajoute Mme Carrère d`Encausse.
"Le problème n`est donc plus d`offrir des facilités aux élèves, de conserver ou non l`accent circonflexe, mais de revoir totalement notre système éducatif", estime-t-elle.
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