Apple sommé d’aider le FBI dans l’enquête sur San Bernardino
Dans son jugement, la magistrate demande notamment au groupe informatique de pourvoir un logiciel utilisable sur l’appareil du suspect − en l’occurrence un iPhone 5C −, qui permettra aux enquêteurs de contourner l’effacement automatique des données. Celles-ci se produisent normalement après un certain nombre de tentatives infructueuses pour deviner le mot de passe de déverrouillage.
« Nouvelle étape »
Sollicité par l’Agence France-Presse, Apple s’est refusé à toute réaction dans l’immédiat. Le groupe dispose de 5 jours ouvrables pour contester cette décision, s’il estime que s’y conformer est déraisonnablement contraignant.
La procureure fédérale du centre de la Californie, Eileen Decker, a évoqué pour sa part « une nouvelle étape − potentiellement importante − dans la procédure pour apprendre tout ce que nous pouvons apprendre sur l’attaque de San Bernardino ». Et de rappeler l’engagement pris à l’encontre des victimes et de leurs familles.
Cryptage des données
Le FBI et les agences de renseignement américaines mènent une campagne depuis plusieurs mois pour que les fabricants de smartphones et autres objets électroniques laissent une possibilité d’accès à leur contenu en cas de mandat judiciaire.
Les grands groupes technologiques proposent en effet de plus en plus de produits et applications inviolables et ont rejeté jusqu’à présent les demandes d’accès aux données cryptées dans le cadre d’enquêtes.
Le cryptage est devenu pour les entreprises un argument commercial après les révélations d’Edward Snowden sur l’ampleur de l’espionnage électronique de l’Agence de sécurité américaine (NSA).






