Toyota soutient une enquête sur l`usage de ses véhicules par le groupe EI

"Nous soutenons l`enquête du Département du Trésor américain, qui se penche plus largement sur les chaînes d`approvisionnement internationales et les flux de capitaux et de marchandises au Moyen-Orient", a affirmé Toyota dans une déclaration transmise à l`AFP. "Toyota a une politique stricte qui consiste à ne pas vendre de véhicules à des acheteurs qui pourraient les utiliser ou les modifier à des fins d`activités paramilitaires ou terroristes", explique le géant de la région de Nagoya (Centre).
"Nous avons établi des procédures [...] dans le but d`empêcher nos produits d`être détournés en vue d`une utilisation militaire non-autorisée", mais "il est impossible pour un constructeur de contrôler les filières indirectes ou illégales via lesquelles nos véhicules" peuvent tomber entre de mauvaises mains, ajoute le fabricant qui a vendu l`an dernier au Moyen-Orient plus de 820 000 véhicules. Les pick-up de Toyota, de même que des automobiles similaires conçues par Mitsubishi Motors, Isuzu ou Hyundai, sont particulièrement prisés par les rebelles et armées à travers le monde du fait de leur extrême robustesse et de leur longue durée de vie.